Grippe A (H1N1): généralités
Qu’est-ce que la grippe A (H1N1)?
Le virus de la grippe A (H1N1) est un nouveau virus humain résultant d’une combinaison de segments de gènes de différentes origines, porcine, aviaire et humaine. Ce virus a été détecté au Mexique pour la première fois au mois de mars 2009 et se caractérise par une transmission interhumaine.
Comment se transmet le virus de la grippe A (H1N1)?
Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la transmission de la grippe A (H1N1) se fait de la façon suivante:
- par voie aérienne, c’est-à-dire la dissémination du virus dans l’air par l’intermédiaire de quintes de toux, d’éternuements ou de gouttelettes de salive;
- par le contact direct rapproché (moins d’un mètre) avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main);
- par contact indirect avec des objets touchés et donc contaminés par la personne malade (p.ex. une poignée de porte).
Quels sont les symptômes de la grippe A (H1N1)?
Les symptômes de la grippe A (H1N1) sont généralement les suivants:
- fièvre supérieure à 38 °C;
- toux et difficultés respiratoires;
- maux de tête;
- écoulement nasal;
- courbatures et douleurs musculaires;
- occasionnellement, de la diarrhée et/ou des vomissements.
Dans ce cas, il y a lieu de consulter un médecin, à prévenir à l’avance par téléphone pour que toutes les précautions puissent être prises pour éviter le contact avec d’autres malades dans la salle d’attente.
Quelle est la période d’incubation de la grippe A (H1N1)?
La période qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes de la maladie peut atteindre 8 jours.
Pendant combien de temps le virus est-il contagieux?
Une personne infectée peut transmettre le virus un jour avant et 7 jours après l’apparition des symptômes.
Comment se protéger de la grippe A (H1N1)?
La vaccination permet de se protéger soi-même et son entourage. (voir sous "Vaccination")
De manière générale, il y a lieu de rappeler les règles d’hygiène élémentaires, des gestes simples qui limitent les risques d’infection. En effet, la transmission du virus se fait principalement par voie aérienne, mais également par les mains et les objets contaminés.
Il importe donc:
- d’éviter dans la mesure du possible tout contact avec une personne malade;
- de se laver soigneusement et régulièrement les mains pendant 30 secondes avec de l’eau savonneuse ou des solutions hydro-alcooliques;
- de se couvrir la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou éternue;
- d’utiliser toujours un mouchoir en papier pour se moucher, tousser ou cracher, de le jeter à la poubelle directement après usage et de se laver ensuite les mains.
Les médicaments antiviraux sont-ils efficaces?
En cas d’infection avec le virus A (H1N1), il existe deux médicaments antiviraux qui permettent de traiter les symptômes de la personne malade: Tamiflu® et Relenza®.
En l’absence d’un vaccin, les médicaments antiviraux sont actuellement le seul moyen de lutte en dehors des mesures et précautions hygiéniques à prendre en temps normal. Ces antiviraux sont prescrits par un médecin après avoir établi un diagnostic.
Il ne sert à rien de prendre à l’heure actuelle des médicaments antiviraux dans un but prophylactique. S’ils ne sont pas administrés correctement, ces médicaments peuvent induire des effets secondaires non négligeables. Ils pourraient même créer des souches résistantes et perdre ainsi leur efficacité en cas de maladie.
(État des connaissances mars 2010)
Peut-on attraper la grippe A (H1N1) en consommant de la viande de porc?
Le virus ne se transmet pas par l’ingestion de viande de porc ou de produits alimentaires élaborés à base de viande de porc. Le virus ne survit pas à la cuisson (température de 70 °C).

Prise en charge des malades
Qui contacter en cas de symptômes grippaux?
Il y a lieu de contacter un médecin en cas d’apparition de fièvre soudaine supérieure à 38 °C, accompagnée de symptômes de la grippe tels que
- toux et difficultés respiratoires;
- maux de tête;
- rhume, maux de gorge;
- douleurs musculaires et courbatures;
- nausées, vomissements, diarrhée.
Il ne faut pas se rendre chez le médecin ou aux urgences; il y a lieu de leur téléphoner au préalable, afin que toutes les précautions puissent être prises pour éviter le contact avec d’autres malades dans la salle d’attente.
Que faire en cas de maladie?
En cas de maladie, il faut rester à la maison afin de ne pas transmettre la maladie à autrui. Il faut veiller à guérir complètement, ce qui nécessite en principe sept jours après l’apparition des symptômes.
Quelles mesures d’hygiène la personne malade et son entourage familial doivent-ils respecter?
La personne malade et son entourage respecteront tout particulièrement les mesures d’hygiène élémentaires suivantes:
- Se laver les mains plusieurs fois par jour, également entre les doigts, avec du savon pendant 30 secondes.
- Tousser de manière hygiénique en utilisant un mouchoir en papier, le jeter à la poubelle après utilisation et se laver les mains. S’il n’y a pas de mouchoir en papier à portée de main, tousser ou éternuer dans le creux du coude et non dans les mains. Cela évite de transmettre le virus par les mains.
- Renoncer à des contacts corporels, tels que les accolades, baisers et bises, poignées de main, etc.
- Nettoyer les surfaces utilisées en commun (poignées de porte, rampes d’escalier…) avec du savon ou une solution hydro-alcoolique.
- Aérer régulièrement la chambre où se trouve la personne malade (fenêtre grande ouverte pendant quelques minutes).
La personne malade portera si possible un masque chirurgical lorsqu’elle est en contact étroit avec d’autres personnes (moins d’un mètre). Le port du masque permet de réduire l’émission de virus dans l’air. Changer le masque dès qu’il devient humide, au moins toutes les 2 à 3 heures, et le jeter directement à la poubelle. Se laver ensuite les mains.
Quels types de masque existe-t-il?
Il existe deux catégories de masque; ils assurent une protection différente selon les besoins.
Le masque chirurgical est réservé aux personnes malades pour qu’elles évitent de contaminer leur entourage. Le port du masque permet de réduire l’émission de virus dans l’air. Ce masque doit être changé dès qu’il devient humide, au moins toutes les 2 à 3 heures. Il doit être jeté directement à la poubelle après usage.
Le masque FFP2 (Filtering Facepiece Particles niveau 2) est réservé aux professionnels de la santé. C’est un outil de protection respiratoire jetable, qui protège celui qui est en contact régulier avec des malades. Il évite l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
Faut-il porter un masque?
Il n’est pas recommandé aux personnes saines de porter un masque chirurgical.
Par contre, il est fortement conseillé à la personne malade de porter un masque chirurgical dès l’apparition des premiers symptômes, surtout si elle est en contact étroit avec d’autres personnes (moins d’un mètre).

Personnes à risque
Quelles sont les personnes particulièrement à risque?
Un risque accru de complications existe notamment pour:
- les personnes atteintes d’affection(s) chronique(s) grave(s) entre 6 mois et 64 ans (maladie respiratoire chronique, y compris l’asthme; maladie cardiovasculaire chronique; désordre métabolique chronique, dont surtout le diabète; maladie chronique rénale ou hépatique; déficit immunitaire congénital ou acquis; maladie neurologique ou musculaire chronique; hémoglobinopathie; ou toute autre condition affectant l’immunité ou ayant un impact sur la fonction respiratoire, telle que l’obésité morbide);
- les enfants âgés de 6 mois et plus, traités à long terme par salicylés (aspirine);
- les femmes enceintes, à partir du deuxième trimestre de la grossesse.

Femmes enceintes, femmes allaitantes et bébés
Pourquoi les femmes enceintes sont-elles des personnes à risque?
Au cours d’une grossesse, des changements mécaniques et hormonaux sont observés, notamment au niveau des systèmes cardiovasculaire, respiratoire et immunitaire. La capacité pulmonaire se réduit parce que l’utérus grossit et compresse le diaphragme. Ceci représente donc un risque, car le virus s’attaque en premier lieu aux voies respiratoires.
Toutes ces modifications de l’organisme rendent la femme enceinte plus susceptible d’être affectée par certaines infections virales, en particulier celles de la grippe.
Que faire en cas de maladie?
Chez les femmes enceintes, le virus A (H1N1) risque d’entraîner des complications. Il est donc conseillé dès les premiers symptômes grippaux de contacter sans délai le médecin traitant pour déterminer avec lui la procédure à suivre.
Il est en effet recommandé de ne pas se rendre au cabinet médical ou au service des urgences d’un hôpital sans les avoir prévenus au préalable, afin de ne pas infecter d’autres personnes dans la salle d’attente.
Les médicaments antiviraux peuvent-ils être prescrits?
Il y a lieu de consulter toujours un médecin avant de prendre un médicament.
Les femmes enceintes faisant partie des groupes qui encourent un risque accru, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de leur administrer un traitement antiviral le plus tôt possible après l’apparition des symptômes.
(État des connaissances mars 2010)
Les femmes enceintes peuvent-elles se faire vacciner?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américain et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) recommandent de faire figurer les femmes enceintes parmi les personnes à vacciner en priorité, étant donné qu’elles présentent un risque 4 à 5 fois supérieur de développer une forme sévère de la grippe avec complications graves.
Au Luxembourg, le Conseil supérieur d’hygiène, dans son avis du 24 septembre 2009, a également classé les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse parmi les personnes à vacciner en priorité.
À partir du 23 novembre 2009, les femmes enceintes peuvent se faire administrer le vaccin Panenza® (sans adjuvant, mais avec conservateur).
Il est conseillé de consulter le gynécologue pour une évaluation du bénéfice et des risques d’une vaccination. (Voir sous "Vaccination")
(État des connaissances mars 2010)
Une femme malade du virus A (H1N1) peut-elle allaiter?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement, car les études menées sur d'autres infections grippales montrent que le lait maternel joue plutôt un rôle protecteur pour l'enfant: il transmet des anticorps maternels utiles et réduit le risque de maladie respiratoire. Le lait maternel constitue d'une manière générale le meilleur aliment pour l'enfant et augmente ses défenses immunitaires.
Lors de l’allaitement, il est conseillé de porter un masque chirurgical et de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène élémentaires.
(État des connaissances mars 2010)
Un bébé malade peut-il être allaité?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement, car il constitue d'une manière générale le meilleur aliment pour l'enfant et augmente ses défenses immunitaires. Il faut donc continuer à allaiter un bébé malade, car le contact physique avec la mère, l’apport de liquide et des tétées plus fréquentes lui sont bénéfiques.
(État des connaissances mars 2010)
Une femme qui prend un médicament antiviral peut-elle continuer à allaiter?
Si le médecin prescrit un médicament antiviral à une femme allaitante en fonction de son risque de complications, elle peut continuer à allaiter son bébé.
(État des connaissances mars 2010)
Une femme malade peut-elle prendre soin de son bébé?
Les enfants en bas âge (jusqu’à deux ans) étant particulièrement susceptibles d’être infectés par le virus, il est recommandé de demander à une personne saine de prendre soin du bébé. À défaut d’aide, il est conseillé à la femme malade de porter un masque chirurgical et de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène élémentaire.

Vaccination
Existe-t-il un vaccin pour se protéger du virus de la grippe A (H1N1)?
Au niveau européen
Après évaluation de l’avis positif de l’Agence européenne des médicaments (EMEA), la Commission européenne a donné le 29 septembre 2009 son feu vert quant à l’autorisation de mise sur le marché des deux premiers vaccins contre la grippe A (H1N1): le Focetria® de la société pharmaceutique suisse Novartis et le Pandemrix® de la société pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline.
En date du 6 octobre 2009, la Commission européenne a également autorisé un troisième vaccin: Celvapan® de la société pharmaceutique américaine Baxter.
Ces autorisations valent pour les 27 États membres de l’Union européenne ainsi que pour l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.
Au niveau national
Dans le cadre d’une procédure commune à plusieurs États membres, la société pharmaceutique française Sanofi Pasteur a déposé pour le vaccin Panenza® une demande d’autorisation de mise sur le marché simultanée en France ainsi qu’en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en Italie et au Luxembourg. Ce vaccin a été autorisé par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) le 16 novembre 2009.
(État des connaissances mars 2010)
Pourquoi se faire vacciner?
Le virus de la grippe A (H1N1) est très contagieux. Il infecte en effet de 3 à 6 fois plus de personnes que celui de la grippe saisonnière et peut dès lors causer de 3 à 6 fois plus de décès.
La balance entre le bénéfice et les risques éventuellement encourus par le vaccin penche en faveur d’une vaccination. L’objectif de cette dernière est de conférer le plus tôt possible une protection maximale à la population dans son ensemble, et surtout aux personnes considérées à risque, c’est-à-dire susceptibles de développer des complications graves.
Où peut-on se faire vacciner?
À partir du 30 novembre 2009, la vaccination se fait de façon décentralisée auprès des médecins généralistes et pédiatres participant à la campagne de vaccination. Les personnes qui souhaitent se faire vacciner contre le virus de la grippe A (H1N1) peuvent contacter directement leur médecin généraliste ou pédiatre pour fixer un rendez-vous. La vaccination se fait gratuitement dans le cabinet médical.
Les femmes enceintes peuvent s’adresser directement à leur gynécologue. La vaccination est effectuée gratuitement dans les policliniques des maternités.
À noter que du 27 octobre au 28 novembre 2009, la campagne de vaccination s'est déroulée dans des centres de vaccination répartis à travers le pays.
Quels sont les vaccins administrés au Luxembourg?
Pandemrix®
Le Luxembourg a commandé pour l’ensemble de la population 700 000 doses du vaccin Pandemrix® auprès de GlaxoSmithKline. La livraison est échelonnée sur plusieurs mois à partir de la mi-octobre 2009.
Ce vaccin contient un adjuvant, c’est-à-dire un additif qui augmente la réponse immunitaire, à base de squalène.
La notice du vaccin Pandemrix® peut être consultée sur le site Internet de l'Agence européenne des médicaments (EMEA).
Panenza®
Le Luxembourg a également commandé 15 000 doses du vaccin Panenza® auprès de Sanofi Pasteur. Il est disponible à partir du 23 novembre 2009.
Ce vaccin sans adjuvant, mais avec conservateur, est réservé exclusivement aux personnes suivantes:
- enfants âgés de 6 à 23 mois inclus;
- femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse;
- personnes ayant subi une transplantation d’organe.
La notice du vaccin Panenza® peut être consultée sur le site Internet de Sanofi Pasteur.
(État des connaissances mars 2010)
Qu’est-ce qu’un adjuvant?
Le vaccin peut contenir un additif, appelé adjuvant, qui augmente la réponse immunitaire. Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des adjuvants.
Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Des adjuvants d’une génération plus récente sont également utilisés. Ils contiennent une émulsion appelée "huile dans eau", qui incorpore essentiellement du squalène, une substance lipidique que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’être humain. Il est également présent dans certains aliments, produits cosmétiques, etc.
Pourquoi les adjuvants sont-ils utilisés dans les vaccins?
L’utilisation d’un adjuvant permet d’augmenter la réponse immunitaire. L’adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car il peut favoriser une efficacité immunitaire plus large.
Comment les vaccins Pandemrix® et Panenza® sont-ils administrés?
Pandemrix®
Les doses à administrer sont les suivantes:
| Tranche d’âge |
Dose(s) à administrer |
| < 6 mois |
Pas de vaccination |
| 6 mois-9 ans inclus |
2 x ½ dose (intervalle de 3 semaines minimum) |
| 10-60 ans inclus |
1 dose unique |
| À partir de 61 ans |
1 dose unique |
| Immunodéprimés |
2 x 1 dose (intervalle de 3 semaines minimum) |
Panenza®
Les doses à administrer sont les suivantes:
| Tranche d’âge |
Dose(s) à administrer |
| < 6 mois |
Pas de vaccination |
| 6-23 mois inclus |
2 x ½ dose (intervalle de 3 semaines minimum) |
| Femmes enceintes |
1 dose unique |
Transplantés Moins de 60 ans À partir de 60 ans |
1 dose unique 2 x 1 dose (intervalle de 3 semaines minimum) |
En fonction de l’évolution du virus et des résultats des études cliniques en cours, ces recommandations pourront être adaptées.
Adultes L’injection se fait dans la partie supérieure du bras.
Enfants Une demi-dose est injectée à deux reprises dans un intervalle d’au moins trois semaines. L’injection se fait dans la cuisse pour les petits enfants.
(État des connaissances mars 2010)
Quels peuvent être les effets secondaires de la vaccination?
En se basant sur l’expérience acquise lors de la vaccination contre la grippe saisonnière ainsi que sur les tests cliniques déjà effectués et en cours sur les vaccins contre la grippe A (H1N1), il résulte que ces derniers n’ont que peu d’effets secondaires. Il s’agit généralement de réactions bénignes telles qu’une rougeur à l’endroit de l’injection, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires ainsi qu’une légère fièvre. Chez la plupart des personnes vaccinées, ces symptômes régressent spontanément et ne durent qu'un ou deux jours. Les complications sévères sont exceptionnelles.
Pendant les six premières semaines de la campagne de vaccination au Luxembourg, les médecins ont informé la Direction de la santé que 12 personnes vaccinées avaient présenté les effets secondaires suivants:
-
5 cas de douleurs musculaires sur une période allant de 1 à 3 semaines;
-
4 cas de symptômes pseudo-grippaux sur une période de deux jours;
-
2 cas de trouble neurologique;
-
1 cas de fièvre élevée pendant 2 jours.
Le numéro de téléphone gratuit informant sur la grippe A (H1N1) – 8002 80 80 – a enregistré 75 appels de personnes vaccinées ayant eu comme effets secondaires surtout des douleurs musculaires à l’endroit de l’injection, des maux de tête, de la fatigue, des symptômes pseudo-grippaux, des nausées et deux réactions allergiques n’ayant pas nécessité un traitement en milieu hospitalier.
(État des connaissances mars 2010)
Après combien de temps la vaccination est-elle efficace?
Il faut compter entre 10 et 14 jours avant que le vaccin ne produise son effet.
(État des connaissances mars 2010)
Le vaccin Pandemrix® est-il mis à disposition de l'ensemble de la population?
L’objectif du gouvernement est de proposer la vaccination à l’ensemble de la population. Au Luxembourg, la vaccination n’est pas obligatoire et elle est gratuite.
Dans la mesure où l’approvisionnement du vaccin Pandemrix® sera échelonné sur plusieurs mois, il a été nécessaire de définir des priorités en matière de vaccination.
Quelles sont les personnes qui ont été vaccinées en priorité?
Sur avis du Conseil supérieur d’hygiène, les personnes suivantes figurent parmi les groupes qui ont été vaccinées prioritairement au Luxembourg:
- le personnel de santé;
- le personnel s’occupant de nourrissons de moins de 6 mois;
- les personnes atteintes d’affection(s) chronique(s) grave(s) entre 6 mois et 64 ans (maladie respiratoire chronique, y compris l’asthme; maladie cardiovasculaire chronique; désordre métabolique chronique, dont surtout le diabète; maladie chronique rénale ou hépatique; déficit immunitaire congénital ou acquis; maladie neurologique ou musculaire chronique; hémoglobinopathie; ou toute autre condition affectant l’immunité ou ayant un impact sur la fonction respiratoire, telle que l’obésité morbide);
- les enfants âgés de 6 mois et plus, traités à long terme par salicylés (aspirine);
- les femmes enceintes, à partir du deuxième trimestre de la grossesse;
- l’entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois;
- l’entourage familial des personnes atteintes d’immunosuppression.
Le vaccin contre la grippe saisonnière est-il efficace contre la grippe A (H1N1) et vice-versa?
Le vaccin contre la grippe saisonnière n’offre pas de protection contre la grippe A (H1N1); vice-versa, le vaccin contre la grippe A (H1N1) ne protège pas de la grippe saisonnière.
Est-il indiqué de se faire vacciner aussi bien contre la grippe A (H1N1) que contre la grippe saisonnière?
Il est recommandé à certaines personnes de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1) et contre la grippe saisonnière, compte tenu de leur âge et/ou des pathologies qu’elles présentent. Il est conseillé de demander un avis médical à ce sujet.
La vaccination contre la grippe A (H1N1) et celle contre la grippe saisonnière peuvent-elle se faire simultanément?
Il n’est pas recommandé d’administrer simultanément (au cours de la même séance et en deux points du corps différents) un vaccin contre la grippe A (H1N1) et un vaccin contre la grippe saisonnière. Un intervalle minimal de 21 jours doit être respecté entre l’administration du vaccin contre la grippe A (H1N1) et l’administration du vaccin contre la grippe saisonnière.
Quel est l’intervalle à respecter entre la vaccination contre la grippe A (H1N1) et celle contre la grippe saisonnière?
Pour garantir une protection optimale, le laps de temps entre la vaccination contre la grippe A (H1N1) et celle contre la grippe saisonnière devrait être d’au moins trois semaines.
Les vaccins Pandemrix® et Panenza® sont-ils disponibles en pharmacie?
Les vaccins Pandemrix® et Panenza® ne seront pas disponibles en pharmacie, car ils sont conditionnés sous forme de multidoses.
(État des connaissances mars 2010)

Maisons relais, foyers scolaires et crèches
Quel est le dispositif de prévention mis en place pour la rentrée scolaire?
Le ministère de la Santé et le ministère de la Famille et de l’Intégration collaborent étroitement pour informer les responsables des maisons relais, foyers scolaires et crèches sur les mesures de prévention à adopter en matière de grippe A (H1N1), mesures identiques à celles adoptées pour les établissements scolaires. (voir sous "Établissements scolaires")
Les maisons relais, foyers scolaires et crèches seront-ils fermés en cas de contamination?
Si plusieurs enfants ou membres du personnel présentent des symptômes grippaux dans une maison relais, un foyer ou une crèche, les autorités sanitaires analysent la situation en question et décident de la fermeture éventuelle de l’établissement, en concertation avec le ministère de la Famille et de l’Ingréation et le ministère de l’Intérieur et à la Grande Région.
Personnel
Quelles précautions doit prendre le personnel s’occupant de bébés de moins de 6 mois?
Les nourrissons sont particulièrement susceptibles de développer une forme sévère de la grippe A (H1N1). Avant l’âge de 6 mois, la vaccination contre la grippe ne peut être administrée et le seul moyen de protéger les bébés est donc d’empêcher la circulation du virus dans leur entourage immédiat. Pour ces raisons, il est recommandé au personnel s’occupant de bébés de moins de 6 mois de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1).
S’il n’est pas vacciné, un membre du personnel ayant dans son entourage familial un malade de la grippe A (H1N1) doit rester à la maison pendant au moins 7 jours, même s’il ne présente aucun des symptômes de la maladie.
Un membre malade du personnel restera à la maison et contactera par téléphone son médecin traitant pour convenir avec lui des mesures à prendre. Le diagnostic de la grippe A (H1N1) n’étant plus confirmé par un test de laboratoire (sauf indication particulière), un examen médical suffit à établir le diagnostic. En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) d’infection à la grippe A (H1N1), la personne malade doit rester à la maison au moins 7 jours à partir du début des symptômes. Après cette période, laquelle n’est pas raccourcie par la prise de médicaments et à condition de ne plus présenter de fièvre, le membre du personnel pourra reprendre son travail.
Dans les structures d’accueil pour nourrissons, il est très important de respecter les règles d’hygiène élémentaires, des gestes simples qui limitent les risques d’infection.
Quelles précautions doit prendre le personnel s’occupant d’enfants âgés de 6 à 24 mois?
S’il n’est pas vacciné, un membre du personnel ayant dans son entourage familial un malade de la grippe A (H1N1) doit rester à la maison pendant au moins 7 jours, même s’il ne présente aucun des symptômes de la maladie.
Un membre malade du personnel restera à la maison et contactera par téléphone son médecin traitant pour convenir avec lui des mesures à prendre. Le diagnostic de la grippe A (H1N1) n’étant plus confirmé par un test de laboratoire (sauf indication particulière), un examen médical suffit à établir le diagnostic. En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) d’infection à la grippe A (H1N1), la personne malade doit rester à la maison au moins 7 jours à partir du début des symptômes. Après cette période, laquelle n’est pas raccourcie par la prise de médicaments et à condition de ne plus présenter de fièvre, le membre du personnel pourra reprendre son travail.
Dans les structures d’accueil pour enfants âgés de 6 à 24 mois, il est très important de respecter les règles d’hygiène élémentaires, des gestes simples qui limitent les risques d’infection.
Parents
Que faire lorsqu’un enfant présente des symptômes dans une structure d’accueil?
Un enfant présentant des symptômes grippaux dans une structure d’accueil sera renvoyé à la maison.
Il sera isolé des autres enfants, tout en restant, si possible, sous la surveillance d’un adulte jusqu’à ce que l’un de ses parents vienne le chercher. Il est recommandé de pourvoir l’enfant malade d’un masque chirurgical.
Combien de temps un enfant malade doit-il rester à la maison?
Si leur enfant est malade, les parents contacteront par téléphone le médecin traitant pour convenir avec lui des mesures à prendre.
Le diagnostic de la grippe A (H1N1) n’étant plus confirmé par un test de laboratoire (sauf indication particulière), un examen médical suffit à établir le diagnostic. En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) d’infection à la grippe A (H1N1), l’enfant malade doit rester à la maison au moins 7 jours à partir du début des symptômes. Après cette période, laquelle n’est pas raccourcie par la prise de médicaments et à condition de ne plus présenter de fièvre, l’enfant pourra fréquenter de nouveau la structure d’accueil.
Les parents de l’enfant malade sont appelés à en informer la direction de la structure d’accueil. Cette information est transmise sur base volontaire, mais appel est fait à la responsabilité des parents et à leur solidarité à l’égard du bien-être de la collectivité de la structure d’accueil.

Établissements scolaires
Quel est le dispositif de prévention mis en place pour la rentrée scolaire?
Le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de la Santé ont élaboré conjointement du matériel d’information sur la grippe et des mesures de prévention appropriées pour les établissements scolaires.
Le matériel d’information et de sensibilisation, transmis aux enseignants, élèves et parents d’élèves dès la rentrée scolaire, rappellent les règles d’hygiène élémentaires et la conduite à adopter en cas d’apparition de symptômes grippaux.
Des actions de sensibilisation sont prévues aussi bien dans les écoles fondamentales que dans les établissements secondaires.
Les établissements scolaires seront-ils fermés en cas de contamination?
Au cas où plusieurs enfants ou enseignants présenteraient des symptômes grippaux dans une école ou un lycée, les autorités sanitaires analyseront la situation en question et décideront de la fermeture éventuelle d’une classe ou de l’établissement, en informant le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et le ministère de l’Intérieur et à la Grande Région.
Si les cours ne peuvent pas être assurés, un dispositif de suivi de cours à distance est proposé par le biais du portail intranet "mySchool!" du Centre de technologie de l’éducation. Le portail "mySchool!" offre des "communautés virtuelles d’apprentissage" qui permettent aux enseignants et aux élèves de communiquer et de collaborer dans un environnement personnalisé et sécurisé.
Corps enseignant
Que doit faire un membre du corps enseignant s’il présente des symptômes grippaux?
Un membre du corps enseignant présentant des symptômes grippaux restera à la maison. Il contactera par téléphone son médecin traitant pour convenir avec lui des mesures à prendre.
Le diagnostic de la grippe A (H1N1) n’étant plus confirmé par un test de laboratoire (sauf indication particulière), un examen médical suffit à établir le diagnostic. En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) d’infection à la grippe A (H1N1), la personne malade doit rester à la maison au moins 7 jours à partir du début des symptômes.
La présentation d’un certificat médical après le 3e jour d’absence est toujours en vigueur.
.En cas de diagnostic de la grippe A (H1N1), l’enseignant malade en informera le président de la commission scolaire (enseignement fondamental) ou la direction du lycée. Cette information est transmise sur base volontaire, mais appel est fait à la responsabilité de l’enseignant et à sa solidarité à l’égard du bien-être de la collectivité scolaire.
Que faire lorsqu’un élève présente des symptômes grippaux à l’école?
Un élève présentant des symptômes grippaux à l’école sera renvoyé à la maison.
Il sera isolé des autres enfants, tout en restant, si possible, sous la surveillance d’un adulte jusqu’à ce que l’un des parents vienne le chercher. Il est recommandé de pourvoir l’enfant malade d’un masque chirurgical.
Parents
Que doivent faire les parents si leur enfant présente des symptômes grippaux?
Si leur enfant est malade, les parents contacteront par téléphone le médecin traitant pour convenir avec lui des mesures à prendre.
En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) de grippe A (H1N1), les parents de l’élève malade en informeront la commission scolaire (enseignement fondamental) ou la direction du lycée. Cette information est transmise sur base volontaire, mais appel est fait à la responsabilité des parents et à leur solidarité à l’égard du bien-être de la collectivité scolaire.
Combien de temps un élève malade doit-il rester à la maison?
Le diagnostic de la grippe A (H1N1) n’étant plus confirmé par un test de laboratoire (sauf indication particulière), un examen médical suffit à établir le diagnostic. En cas de diagnostic (présumé ou confirmé) d’infection à la grippe A (H1N1), l’élève malade doit rester à la maison au moins 7 jours à partir du début des symptômes. Après cette période, laquelle n’est pas raccourcie par la prise de médicaments et à condition de ne plus présenter de fièvre, l’élève pourra reprendre les cours.
Comme pour toute absence due à la maladie, un certificat médical est à remettre à l’école après le 3e jour d’absence.
Un certificat de non-contagiosité ne peut en aucun cas être requis comme condition à la réintégration d’un enfant à l’école.

Entreprises
Quelles sont les répercussions d’une pandémie grippale sur une entreprise?
Au vu de la propagation du virus et en prévision du nombre important de malades, il faut s’attendre à une perturbation sensible de l’activité au sein de l’entreprise.
Les principales répercussions pourraient être les suivantes:
- la diminution des effectifs présents sur le lieu de travail;
- l’indisponibilité simultanée de plusieurs dirigeants, responsables ou personnes spécialisées;
- des difficultés d’approvisionnement dues à l’absentéisme pour cause de maladie des fournisseurs et sous-traitants.
Comment une entreprise peut-elle se préparer à une pandémie?
Il est recommandé aux employeurs, qui sont les premiers garants de la santé des employés au travail, d’élaborer un "plan de continuité d’activité" (PCA). Ce plan de préparation doit prévoir à la fois des modes d’organisation spécifiques (organisation du travail, aménagement du temps du travail…) et la protection des employés sur leur lieu de travail.
Les employés malades doivent-ils rester à la maison?
Tout employé malade de la grippe A (H1N1) devrait rester à la maison jusqu’à la disparition complète des symptômes. Aucun employeur n’a le droit de licencier avec effet immédiat une personne malade.
Un employé est-il tenu d’informer son employeur si un membre de sa famille est malade?
L’employeur n’a aucun droit de s’immiscer dans la vie privée des employés et ne peut donc pas imposer qu’on lui communique si un membre de sa famille est atteint de la grippe A (H1N1).
Quelles sont les mesures de protection collectives à prendre?
Les espaces communs des lieux de travail doivent être entretenus quotidiennement et nettoyés à fond. Il en est de même des installations sanitaires (toilettes, lavabos…) ainsi que des surfaces et équipements de travail (bureaux, ordinateurs…).
Il est important d’aérer régulièrement les locaux. Pour les bâtiments équipés d’un système de ventilation mécanique simple, il faut maintenir la ventilation et fermer les portes. Dans le cas d’une centrale de traitement d’air, il faut maintenir l’apport d’air extérieur et diminuer, voire arrêter si possible le recyclage d’air.
Quelles sont les mesures de protection individuelles à prendre?
Il est important de respecter également les mesures d’hygiène élémentaires dans les entreprises:
- Se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon pendant au moins 30 secondes. Il existe une alternative au lavage des mains quand l’eau et le savon ne sont pas disponibles: les solutions hydro-alcooliques. Le volume à utiliser varie d’un produit à l’autre. Il faut appliquer suffisamment de produit pour que les mains restent humides pendant environ 15 secondes.
- Tousser de manière hygiénique en utilisant un mouchoir en papier, le jeter à la poubelle après utilisation et se laver les mains. S’il n’y a pas de mouchoir en papier à portée de main, tousser ou éternuer dans le creux du coude et non dans les mains. Cela évite de transmettre le virus par les mains.
- Renoncer à des contacts corporels, tels que les accolades, baisers et bises, poignées de main, etc.
Afin de pouvoir respecter ces mesures d’hygiène élémentaires, l’employeur doit mettre à la disposition des salariés les produits de base suivants:
- eau, savon liquide et serviettes en papier à usage unique;
- solution hydro-alcoolique pour le lavage des mains à défaut d’eau et de savon liquide;
- poubelles.
L’employeur doit disposer de ces produits en quantité suffisante.
Une entreprise peut-elle constituer un stock de masques chirurgicaux et de gants?
L’employeur peut estimer nécessaire de proposer ou d’imposer le port de masques chirurgicaux à tout ou partie des employés, en fonction de l’appréciation des risques.
Le masque chirurgical est réservé aux personnes malades pour qu’elles évitent de contaminer leur entourage. Le port du masque permet de réduire l’émission de virus dans l’air. Ce masque doit être changé dès qu’il devient humide, au moins toutes les 2 à 3 heures. Il doit être jeté directement à la poubelle après usage.
Les gants de protection sont à prévoir pour les personnes chargées de collecter les déchets et vider les poubelles.
L’acquisition de ces équipements de protection individuelle (EPI) relève de la responsabilité de chaque employeur.
Une entreprise peut-elle stocker des médicaments antiviraux?
Les médicaments antiviraux (Tamiflu® ou Relenza®) ne peuvent pas être achetés, stockés ou distribués par les employeurs, car il s’agit de médicaments délivrés uniquement sur ordonnance, c’est-à-dire prescrits par un médecin en cas de maladie et à titre individuel.
Il est essentiel d’éviter l’automédication afin de limiter le risque de développement d’une résistance du virus à ces médicaments.
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